Affaire Hakim Hajimi

Affaire Hakim Hajimi

Mai 2008, Hakim AJIMI, un jeune d'origine tunisienne de 22 ans est décédé à GRASSE suite à une interpellation musclée effectuée par la BAC (Brigade Anti Criminalité) avec le soutien de la police municipale. Contrairement aux déclarations du préfet des Alpes-Maritimes Dominique VIAN, écartant l'implication des forces de l'ordre dans la mort du jeune homme, plusieurs témoins ont mis directement en cause la police dans son décès « il avait la face contre terre, trois policiers sur lui, j'ai entendu le jeune homme dire qu'il ne pouvait plus respirer, il était violet. Un des policiers lui a donné des coups de poing » selon un témoin.

Les jeunes issus de l'immigration et des quartiers populaires sont les premières victimes des politiques répressives du gouvernement actuel. Les méthodes fortes et les discours érigés en étendard par le gouvernement contre les jeunes et les minorités éclaire d'une lumière crue les discours et les plans dits d'intégration.

# Posté le lundi 02 juin 2008 12:43
Modifié le mardi 03 juin 2008 18:22

Affaire Lamba Soukouna

Affaire Lamba Soukouna

Le 08 Mai 2008 dernier vers 23h30, le quartier La Fontaine Mallet à Villepinte a connu une nouvelle descente des forces de police du commissariat de Villepinte particulièrement violente. Sans motif légal apparent, ils se sont livrés à une véritable chasse à l'homme: au moyen de « grenade de dispersion », ils ont ouvert le feu sans sommation, chargeant puis dispersant les habitants qui étaient restés tranquillement dehors. Cette expédition punitive s'est soldée par la grave agression de Lamba Soukouna, alors qu'il rentrait tranquillement chez lui. Celui-ci a été frappé à coup de crosse et de flashball à la tête causant une ouverture de 3 cm, par un brigadier en présence de 3 autres « collègues ».

Après l'avoir passé à tabac, il est menotté puis placé en garde à vue alors qu'il n'a commis aucun délit. En cellule, Lamba est victime d'une crise car il souffre d'une maladie grave appelée la « drépanocytose ». Malgré ses demandes répétées, dû à son état de santé nécessitant la prise quotidienne de médicaments lourds, les policiers font la sourde oreille. C'est grâce à la seule intervention des pompiers de Tremblay–en–France, qu'il sera transporté à l'hôpital Robert Ballanger. Les médecins et le personnel médical qui le connaissent bien, le mettront à l'abri et en sécurité, au vue de son bilan de santé: 3 points de sutures au niveau du front, 6 jours d'ITT avec certificat du médecin attestant les coups reçus.

Comité de soutien à Lamba Soukouna
Tél : 06-18-83-48-01
Mail : justicepourlamba@yahoo.fr



# Posté le lundi 02 juin 2008 12:16

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L'armée marocaine noie une trentaine d'immigrants.
Les clandestins subsahariens tentaient de rejoindre l'Espagne...

Effroyable, le mot est faible pour nommer cet acte d'une rare cruauté commis par l'équipage d'un navire de la marine marocaine le 28 avril dernier qui a fait noyer une trentaine d'immigrants subsahariens dont 4 enfants au large d'El Hoceima au nord-est du Maroc.

Cette information rapportée par le quotidien espagnol El Pais et confirmée par une ONG marocaine met à nu une réaction d'une rare violence de la part de soldats marocains qui ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l'Espagne. Se basant sur des témoignages de rescapés maliens et nigérians, le journaliste d' El Pais rapporte que l'embarcation de fortune a été crevée à coups de couteau par les soldats du royaume alaouite. « Deux heures après le début de la traversée, un navire de la marine marocaine s'est approché et a mis à l'eau une embarcation rapide qui s'est mise contre le canot des clandestins. Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l'Espagne si vous voulez », confie à El Pais, Campos, un des survivants de cette attaque dénuée d'humanisme et défiant toute légalité. « Nous avons essayé de mettre une rustine et nous avancions difficilement, mais je crois que nous y serions arrivés s'ils n'étaient pas revenus », rétorque Erik, un pêcheur nigérian de 31 ans, dont la femme et la fille de 3 ans ont péri noyées.

« Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l'Espagne si vous voulez. »

Revenant à la charge, les soldats marocains avaient décidé d'aller jusqu'au bout de leur forfait. « Un soldat a commencé à nous menacer avec un couteau attaché à un bâton. Nous leur demandions qu'ils nous ramènent avec eux vers le Maroc parce qu'avec le canot dans cet état, il nous était presque impossible de continuer. Nous les supplions qu'ils regardent nos enfants et nos bébés », témoigne encore Campos. Les yeux éplorés et innocents des enfants n'ont eu aucun effet sur le gradé marocain qui « a pris le couteau des mains du soldat et a donné quatre coups en différents endroits du canot, qui a coulé en quelques secondes. Tout le monde s'est mis à crier et à pleurer », rapporte El Pais. Une autre vedette marocaine est venue après secourir les naufragés, alors que rapportent des témoins, « les soldats se disputaient sur la première vedette ». Le Maroc a voulu étouffer cette tragédie en transportant les survivants près des frontières algériennes. « Les survivants ont été transportés rapidement par les militaires marocains à Oujda, près de la frontière algérienne, dans l'intention de les obliger à rentrer en Algérie, comme ils l'ont déjà fait avec des milliers d'immigrants subsahariens », précise El Pais.




# Posté le vendredi 16 mai 2008 20:08
Modifié le vendredi 16 mai 2008 20:20

Expulsion à la Mosquée de Sannois



Mercredi 16 Avril 2008, 5 heure du matin...

...Comme d'habitude les fidèles se rendent à la Mosquée de Sannois (95) pour accomplir leur prière du Fajr. La prière commence, puis des sirènes retentissent, des véhicules de police encerclent la Mosquée, des policiers s'introduisent à l'intèrieur et perturbent le déroulement de la prière... Ils dérangent les fidèles en pleine prière, les contrôlent (à 5 heure du matin on pense pas forcément à prendre ses papiers bref!!!), ils embarquent plusieurs frères, c'est la panique... Un frère ose s'adresser à un policier et lui demande pourquoi ils ne font pas ça dans les synago... le policier s'énerve, le contrôlent [...]

C'est choquant de voir à quel point ils n'ont aucun respect pour les Musulmans. Ils se permettent de débarquer dans nos Mosquées à 5 heure du matin, de déranger les fidèles en pleine prière!!!

Et pourquoi?! pour les contrôler, les embarquer et les expatrier!!! Ils en ont expatrier plusieurs, notamment au Mali, Sénégal... dont un collègue à mon frère qui travaillait pour gagner sa vie honnêtement et qui venait tout juste de se marier, sa carte de résidence venait de périmer, du coup il n'était plus en situation régulière, y avait eu des pétitions qui ont tourné mais rien à faire!


Vous trouvez ça acceptable?

/!\ ps: si quelqu'un a été témoin de la scène ou en a entendu parler merci de m'en faire part /!\




# Posté le vendredi 16 mai 2008 19:51

Affaire Baba Traoré

Youssou N'dour met les points sur les I et les barres sur les T


"C'est la troisième mort toujours la même BAC et police du 94."

La politique du chiffre a encore tué, ce 4 Avril 2008 à Joinville-le-Pont (94).
Ce vendredi 4 avril 2008, un jeune Malien de 29 ans est mort à Joinville-le-Pont (94), après s'être jeté dans la Marne pour échapper à un contrôle de police dans la gare RER de Joinville. Il avait montré son abonnement de transport, mais il était frappé d'un arrêté de reconduite à la frontière.

Cet événement tragique est une nouvelle illustration du climat créé par la multiplication des contrôles de police. Oui, la politique du chiffre tue et ce n'est malheureusement pas un slogan.

La mort de ce jeune homme ajoute une victime à une liste déjà longue. En été 2007, Yvan, enfant de treize ans d'une famille russo-tchétchène déboutée de l'asile, est resté quelque temps entre la vie et la mort après avoir tenté de fuir avec son père, par le balcon, la police venue au domicile. En septembre, c'est une femme chinoise, Chulan Zhang Liu, qui est décédée après s'être défénestrée de son appartement à l'approche des policiers. En février, c'est un Kenyan de 19 ans, John Maïna, qui s'est pendu après avoir appris le rejet définitif de sa demande d'asile. Aucune de ces victimes n'a eu le bon goût de relever de l'immigration « choisie » exigée par le président Sarkozy et son ministre de l'identité nationale.

Il faut mettre un point final à cette politique du chiffre qui génère tant d'angoisse et provoque tant de drames. C'est ce que nous dirons, avec le collectif UniEs contre une immigration jetable, avec les collectifs de sans-papiers, avec les syndicalistes qui refusent la mise en concurrence des salariés, avec tous les citoyens épris de solidarité, ce samedi 5 avril, dans la manifestation qui partira à 14h30 de la place d'Italie (Paris), de même que dans certaines villes de province : Non à la xénophobie d'Etat et à ses conséquences meurtrières!



# Posté le vendredi 16 mai 2008 19:36